Poser un plafond suspendu

Élément de décoration à part entière, le faux plafond permet de créer des atmosphères variées grâce à une gamme de modèles en constante évolution.

De quoi s'agit-il

Le plafond suspendu, ou faux plafond, désigne une structure secondaire accrochée sous le plafond principal d'une pièce.

Dans sa version la plus répandue en tertiaire, il associe une ossature métallique en T, suspendue par des tiges, et des dalles amovibles posées dessus.

En résidentiel, il prend plus souvent la forme d'un plafond en plaques de plâtre vissées sur une ossature, ou d'un plafond tendu en toile PVC.

Les avantages

La facilité de mise en œuvre : sa construction modulaire demande moins de temps et de compétences spécialisées que d'autres solutions, et elle simplifie les réparations et les remplacements.

L'isolation acoustique : des dalles absorbantes atténuent la réverbération, ce qui convient aux bureaux, aux salles de réunion et aux espaces résidentiels.

Le passage des réseaux : le plénum accueille câbles, gaines, tuyaux et réseaux de ventilation, avec un accès simple pour la maintenance.

L'esthétique : une surface plane et homogène masque les défauts du plafond d'origine et permet d'intégrer l'éclairage.

Et l'isolation thermique, lorsqu'un isolant est posé sur les dalles, utile sous une toiture ou un local non chauffé.

Les types

Le plafond à dalles amovibles, en fibre minérale, en métal perforé ou en bois. C'est le standard du tertiaire, avec des formats de six cents sur six cents millimètres.

Le plafond en plaques de plâtre, continu, adapté au logement, qui permet d'intégrer des gorges lumineuses et des retombées.

Le plafond tendu, en toile fixée sur un profilé périphérique : pose rapide, sans poussière, démontable, avec des finitions mates, satinées ou laquées.

Et le plafond acoustique spécifique, en panneaux de bois perforés ou en baffles suspendus, employé lorsque la correction acoustique est l'objectif principal.

L'acoustique, en deux notions distinctes

La confusion est constante et coûte cher.

L'absorption réduit la réverbération à l'intérieur de la pièce : elle rend le local plus confortable et plus intelligible. Elle se mesure par un coefficient alpha, de zéro à un.

L'isolement empêche le son de passer d'un local à un autre : c'est un tout autre sujet, qui dépend de la masse et de l'étanchéité, et qu'un plafond à dalles légères n'assure pratiquement pas.

Une remarque pratique : dans un plateau de bureaux cloisonné jusqu'au faux plafond seulement, le son passe par le plénum d'un bureau à l'autre. Le remède n'est pas le type de dalles mais le prolongement de la cloison jusqu'à la dalle béton.

La pose

faux plafond

Le tracé du niveau au laser ou au niveau à bulle conditionne tout le résultat.

Il faut prévoir une hauteur de plénum suffisante pour les réseaux et pour la manipulation des dalles, au moins une quinzaine de centimètres, tout en conservant une hauteur libre confortable sous plafond.

Les suspentes se répartissent selon les préconisations du fabricant, et les charges (luminaires, bouches de ventilation, écrans) se reprennent sur la structure porteuse et non sur l'ossature du plafond.

En pièce humide, les dalles et l'ossature doivent être adaptées, faute de quoi elles se déforment et se corrodent.

Et la réglementation incendie impose, dans les locaux recevant du public, des classements de réaction au feu à respecter.

Le coût

Il varie fortement selon la solution : le plafond à dalles reste le moins cher au mètre carré, le plafond en plaques de plâtre demande davantage de main-d'œuvre, et le plafond tendu se situe plus haut mais s'installe en une journée.

Deux postes sont régulièrement sous-estimés : l'éclairage à reprendre, et la dépose de l'existant lorsqu'il contient des matériaux à traiter, un plafond ancien peut contenir de l'amiante, ce qui impose un diagnostic avant travaux dans les bâtiments concernés.

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